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Coup de fatigue

Coup de barre après le déjeuner : des gestes simples pour reprendre l’après-midi

Ressenti
coup de barre de midi
Durée
10 min
Moment
après le déjeuner
Coup de barre après le déjeuner : des gestes simples pour reprendre l'après-midi

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Le déjeuner est terminé depuis une demi-heure, l’assiette est vide, et la tête devient lourde. Les paupières pèsent, la conversation de la table voisine s’éloigne, et l’idée de reprendre le travail paraît presque comique. Ce coup de barre après le repas est l’un des plus répandus de la journée, et il frappe aussi bien le bureau que la maison, ou un jour de congé passé à ranger.

Je l’ai beaucoup connu, surtout les jours où je mangeais en dix minutes devant l’ordinateur. Avec le temps, j’ai repéré quelques gestes qui rendent cette heure moins pénible. Ils ne transforment pas l’après-midi, mais ils évitent de s’endormir sur le clavier.

Ce qu’on peut faire maintenant

Ces gestes se font tout de suite, à la fin du repas ou juste après, sans rien préparer.

  1. Sortir marcher, 10 min. Le plus efficace de tous, à mon avis. Une marche tranquille, à l’allure d’une promenade, suffit. Si le temps est mauvais, faire quelques allers-retours dans le couloir ou monter un escalier compte aussi.
  2. Débarrasser et ranger, 5 min. Nettoyer la table, rincer une tasse : un mouvement utile qui occupe les mains et remet le corps en route sans effort mental.
  3. Se rincer le visage à l’eau fraîche, 2 min. Un geste tout simple, presque enfantin, qui réveille plus qu’on ne le croit. Ajoutez les poignets sous l’eau si vous en avez envie.
  4. Ouvrir une fenêtre, 3 min. De l’air frais dans la pièce, quelques respirations lentes. On peut en profiter pour regarder au loin, ce qui repose aussi les yeux.
  5. Commencer par une tâche légère, 15 min. Reporter le dossier difficile à plus tard et attaquer l’après-midi par quelque chose de simple : trier des messages, mettre à jour une liste. L’élan revient souvent en faisant un petit pas.

On peut également s’asseoir cinq minutes dehors, sans rien faire. Rester assis au soleil, sans téléphone, donne parfois un meilleur coup de fouet qu’une tasse de plus.

Ce qui joue souvent

Le coup de barre d’après-déjeuner a plusieurs sources possibles, rarement une seule. Voici celles que j’ai le plus souvent repérées chez moi et chez les gens autour de moi.

  • La taille et la vitesse du repas. Un repas très copieux ou avalé en hâte laisse souvent une lourdeur. Manger plus lentement, en reposant les couverts entre deux bouchées, change déjà quelque chose.
  • Le type de repas. Un déjeuner très riche, très sucré ou très gras alourdit pour beaucoup de monde. Il n’y a pas de règle universelle, mais chacun finit par connaître ses repas « qui passent bien ».
  • Le manque de mouvement. Passer directement de la table à la chaise de bureau, sans transition, laisse le corps au point mort.
  • Une nuit courte. Le coup de barre est souvent plus fort quand on a mal dormi. Il révèle alors une dette de sommeil plus qu’un problème de déjeuner.
  • La chaleur de la pièce. Une salle trop chauffée ou trop fermée endort. Un peu d’air frais suffit parfois à changer l’ambiance.

Il est aussi possible que ce moment de la journée soit simplement un creux naturel pour vous. Certaines personnes ont leur pic d’énergie le matin et un net ralentissement vers treize ou quatorze heures. Dans ce cas, mieux vaut organiser ses tâches en conséquence, plutôt que de se reprocher une baisse qui revient chaque jour.

Adapter son après-midi plutôt que de lutter

Quand c’est possible, je place les tâches qui demandent de la concentration le matin, et je garde pour l’après-midi les réunions, les appels et les petits travaux. Ce n’est pas toujours faisable, mais même un léger réaménagement aide. Si votre emploi du temps est imposé, essayez au moins de glisser une courte pause active entre le repas et la reprise.

Il m’arrive aussi de déjeuner un peu plus tôt, vers midi, pour avoir le temps de marcher avant de reprendre. Cette demi-heure de marge change l’ambiance de tout l’après-midi, et je n’ai pas le sentiment de courir contre la montre. Et quand le temps manque vraiment, trois minutes debout, le dos étiré, valent mieux que rien.

Les jours où l’on ne peut pas bouger

Il y a des journées où sortir marcher est impossible : une réunion qui s’étire, un déplacement, un enfant à surveiller. Dans ces cas-là, on peut faire de très petites choses depuis sa chaise. Se redresser, rouler les épaules vers l’arrière, regarder au loin pendant une trentaine de secondes, boire de l’eau par petites gorgées. Ça paraît dérisoire, mais cela casse la torpeur sans demander à personne la permission.

Une autre astuce que j’aime bien consiste à changer de lieu de travail pour une heure. Passer sur une table haute, s’installer près d’une fenêtre, aller dans une autre pièce avec l’ordinateur. Le simple déplacement relance l’attention. Et si vous téléphonez, faites-le debout ou en marchant dans la pièce : la conversation y gagne en vivacité, et la somnolence en pâtit.

Enfin, accepter un petit ralentissement quand il est là. Se battre contre le coup de barre avec trois cafés et beaucoup de volonté rend la soirée plus difficile. Parfois, la meilleure réponse est de faire un peu moins à ce moment-là, puis de reprendre plus tard, quand l’énergie revient d’elle-même.

Pour demain

La petite préparation de demain tient en deux gestes. D’abord, décider dès ce soir de ce que vous mangerez à midi, pour ne pas choisir à la dernière minute un repas qui ne vous convient pas. Ensuite, bloquer dix minutes juste après le déjeuner, notées dans l’agenda, avec le mot « marche » et rien d’autre.

Si le coup de barre est toujours aussi fort malgré ces ajustements, que vous vous endormez par moments sans le vouloir ou que la somnolence vous inquiète, il vaut mieux ne pas attendre. Dans tous les cas, si ça dure, parlez-en à un professionnel de santé, qui pourra faire le tour de la question avec vous.

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