Aller au contenu
Tensions du corps

Jambes lourdes après une journée assise : les réveiller sans sortir courir

Ressenti
jambes lourdes
Durée
10 min
Moment
en fin de journée
Jambes lourdes après une journée assise : les réveiller sans sortir courir

Ce billet peut contenir des liens affiliés. Si vous achetez ou réservez via l'un d'eux, Ça Va Mieux peut percevoir une petite commission, sans surcoût pour vous. En savoir plus.

Il est 18 h 30, la porte de l’appartement vient de se refermer derrière moi, et mes jambes ressemblent à deux sacs de sable. Elles ne sont pas fatiguées par l’effort, c’est même l’inverse : elles ont passé la journée sous un bureau, pliées à angle droit, et elles ont l’air d’avoir besoin qu’on leur rappelle à quoi elles servent.

Cette impression de lourdeur est fréquente après une journée assise, ou après un long trajet en train. On pense qu’il faudrait faire du sport, mais l’énergie manque. Heureusement, il n’y a pas besoin de grand-chose : un peu de mouvement doux suffit souvent à relancer les choses avant le dîner.

Ce qu’on peut faire maintenant

  1. Marcher dix minutes dehors (10 min). Sans objectif, sans montre, sans podcast obligatoire. Le tour du pâté de maisons, jusqu’à la boulangerie. Si c’est possible, je rentre à pied une partie du trajet, ou je descends un arrêt plus tôt. La marche rapide n’est pas nécessaire, seulement le mouvement.
  2. Les mollets contre le mur (2 min). Face à un mur, une jambe en arrière, talon au sol, je me penche doucement vers l’avant jusqu’à sentir l’étirement du mollet. Trente secondes, puis l’autre jambe. Je n’attends pas la douleur, juste une tension agréable.
  3. Le pied sur la chaise (2 min). Je pose un pied sur une chaise, le dos droit, et je penche le buste vers l’avant pour étirer l’arrière de la cuisse. Là encore, quelques respirations, sans rebond.
  4. Les jambes en l’air (3 min). Au sol, sur le dos, je pose les mollets sur le canapé ou sur une chaise, les genoux pliés, et je reste ainsi trois minutes en respirant. Beaucoup de gens aiment cette position, et elle donne une vraie sensation de soulagement. On peut y rester plus longtemps si c’est agréable.

Je ne fais pas tout, tout le temps. Les jours où je suis à plat, je choisis la marche ou les jambes sur le canapé, et c’est déjà beaucoup.

Ce qui joue souvent

  • Les jambes croisées. Je les croise machinalement. Quand j’y fais attention, je décroise, je pose les deux pieds au sol, et je change de position toutes les demi-heures environ.
  • Le manque d’eau. Il m’arrive de passer la journée avec un seul café. Une bouteille d’eau posée sur le bureau me fait boire sans y penser.
  • La chaleur. En été ou dans un bureau trop chauffé, les jambes pèsent davantage. Une douche tiède, ou un jet d’eau fraîche sur les chevilles, soulage.
  • Les chaussures. Des chaussures qui serrent ou qui n’offrent aucun appui se ressentent le soir. J’ai une paire confortable que j’enfile dès la porte franchie.
  • Les longues stations debout. Ce n’est pas seulement la position assise : rester debout immobile fatigue tout autant, parfois davantage.

Je laisse aussi une place à la fatigue ordinaire. Certains soirs, les jambes sont lourdes parce que la semaine a été longue, et le repos fait partie de la réponse.

Quand on n’a vraiment pas l’énergie

Certains soirs, même dix minutes de marche semblent trop. Je ne me force pas. Je me contente de rester debout pendant que le dîner cuit, de monter les escaliers de l’immeuble au lieu de l’ascenseur, de faire quelques montées sur la pointe des pieds en me brossant les dents. Ces petits riens comptent plus qu’on ne l’imagine.

Je peux aussi m’allonger quelques minutes avec les jambes surélevées, un coussin sous les mollets, pendant que j’écoute de la musique. Ce n’est pas du sport, c’est une manière d’accepter que le corps demande une pause tout en l’aidant un peu.

Il m’arrive aussi de ne rien faire du tout et d’aller me coucher plus tôt. Il y a des jours où l’essentiel est de dormir. Le lendemain, avec un peu de marche le matin, la lourdeur est presque toujours partie ou plus légère.

Un dernier repère qui m’aide : le soir, je quitte les chaussures de bureau dès l’entrée, je marche en chaussettes sur le sol de la cuisine, et je fais rouler une balle de tennis sous la voûte du pied pendant une minute. C’est étrangement agréable, et les jambes semblent se réveiller par le bas.

Pour demain

Prévoir un tout petit changement : se lever une fois de plus que d’habitude, ou garder une paire de chaussures confortables près de la porte. Cela peut aussi être un trajet à pied à la place de dix minutes de bus, ou un appel passé debout.

Je me prépare aussi une bouteille d’eau remplie la veille et posée sur le bureau. Elle est simplement là, et je bois sans me poser de question.

Une jambe qui gonfle d’un seul côté, qui devient rouge, chaude ou douloureuse, ou qui s’accompagne d’un essoufflement soudain, demande un avis rapide, sans attendre. Et si la lourdeur est présente tous les jours, malgré le mouvement : si ça dure, parlez-en à un professionnel de santé.

Pour le même ressenti