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Le réveil sonne, je pose un pied par terre, et quelque chose dans le dos proteste. Le cou est raide, les hanches sont lourdes, il me faut trois pas dans le couloir pour retrouver une démarche normale. Certains matins, on a l’impression d’avoir dix ans de plus pendant le premier quart d’heure.
Je suis loin d’être la seule personne à connaître ça, et la raideur du matin est souvent bénigne : le corps a passé des heures presque immobile, il a besoin d’un peu de temps pour se remettre en route. Ce que je fais, c’est de ne pas sauter du lit tout de suite. Je prends cinq minutes, au lit ou à côté, avant de lancer la journée.
Ce qu’on peut faire maintenant
- S’étirer comme un chat (1 min). Encore sur le dos, je lève les bras au-dessus de la tête, je tends les jambes et je m’allonge le plus possible, comme pour toucher les deux bouts du lit. Je garde cinq secondes, puis je relâche. Deux ou trois fois.
- Genoux vers la poitrine (1 min). Je ramène un genou vers moi, puis l’autre, puis les deux, en les tenant avec les mains. Je reste quelques respirations lentes. Le bas du dos s’arrondit contre le matelas, et c’est souvent agréable.
- Le balancier (1 min). Les genoux toujours pliés, je les laisse tomber d’un côté, puis de l’autre, doucement, en gardant les épaules bien posées. Pas de forcing : la gravité fait presque tout.
- Cercles de poignets et de chevilles (1 min). Ça semble dérisoire, mais mettre en mouvement les extrémités réveille tout le reste. Dix cercles de chaque côté.
- S’asseoir au bord du lit (1 min). Je m’assieds, les pieds au sol, je me redresse en inspirant, je tourne le buste à gauche puis à droite, et seulement ensuite je me lève. Un verre d’eau m’attend sur la table de nuit, je le bois avant de me diriger vers la cuisine.
Cinq minutes, rien de plus. Un matin pressé, je garde le chat et le balancier, ça me suffit.
Ce qui joue souvent
- La position de sommeil. Sur le ventre, la tête tournée, ou dans un oreiller trop haut, le cou le fait savoir au réveil. Changer l’oreiller ou glisser un coussin entre les genoux peut changer la donne, d’après mon expérience.
- Le matelas. Un matelas très fatigué ne se remplace pas sur un coup de tête, mais on peut le remarquer. Si le corps va mieux dans un autre lit, à l’hôtel par exemple, c’est une indication.
- La température de la chambre. Une pièce trop froide fait contracter les muscles. Une chambre autour de dix-huit degrés me convient, mais chacun a son confort.
- La veille. Une journée très assise, ou au contraire un effort inhabituel, se paie le lendemain matin. Rien d’anormal.
- Les écrans tard le soir. Une nuit moins profonde et plus agitée, c’est un corps moins reposé au réveil. Je pose le téléphone plus tôt, quand j’y pense.
Certains matins, malgré tout, ça reste raide. Je ne me reproche rien. Je laisse le corps trouver son rythme, je prends une douche chaude et la raideur finit en général par se dissiper avec la marche.
Le soir, une petite fin de journée pour le corps
Ce qui se passe le matin se prépare en partie la veille. Je ne fais pas de routine élaborée, seulement quelques gestes avant de dormir. Deux minutes d’étirements doux du bas du dos, au sol ou au bord du lit, suffisent à ne pas me coucher avec toutes les tensions de la journée.
Je garde aussi un œil sur le dîner : trop tard et trop copieux, il me donne un sommeil moins profond et un réveil plus lourd. Rien de rigide, mais je le remarque. De même pour l’écran : un film qui énerve juste avant de dormir, et les muscles restent tendus.
Enfin, un détail qui m’a étonné : laisser un peu de lumière entrer dans la chambre au matin, ouvrir les volets avant de se lever, aide le corps à se mettre en marche. Je le fais avant l’eau, avant même le café. Le jour s’invite, le corps suit.
Pour demain
La veille au soir, je pose un verre d’eau près du lit et je me dis simplement : « demain, cinq minutes avant de me lever ». Pas de réveil plus tôt, pas de séance : je prends ces cinq minutes sur le temps du téléphone, que je laisse dans l’autre pièce ou à l’envers sur la table de chevet.
Je prépare aussi les vêtements pour ne pas avoir à chercher quand tout est raide et que le temps manque. C’est tout bête, et ça évite de commencer la journée en courant.
Si la raideur du matin dure longtemps, si elle revient chaque jour, si elle s’accompagne de gonflements, de douleurs la nuit ou d’une gêne qui s’aggrave, ce n’est pas un sujet d’astuces. Si ça dure, parlez-en à un professionnel de santé, qui pourra regarder ce qui se passe.



