Aller au contenu
Coup de fatigue

Vendredi soir, plus d’énergie : passer en douceur de la semaine au week-end

Ressenti
fatigue de fin de semaine
Durée
15 min
Moment
en fin de journée
Vendredi soir, plus d'énergie : passer en douceur de la semaine au week-end

Ce billet peut contenir des liens affiliés. Si vous achetez ou réservez via l'un d'eux, Ça Va Mieux peut percevoir une petite commission, sans surcoût pour vous. En savoir plus.

Le vendredi, vers dix-huit heures, on ferme l’ordinateur et on reste un instant assis sans rien faire. Le week-end commence, et pourtant l’énergie n’est pas au rendez-vous. On avait prévu un dîner, une sortie, un peu de ménage, et tout cela paraît soudain très loin. Beaucoup de gens connaissent ce moment : la semaine s’achève, et ce qui restait de réserve s’est évaporé quelque part entre le mardi et le jeudi.

Je me souviens de vendredis où je m’effondrais sur le canapé avec le téléphone, et où je me réveillais le samedi sans avoir vraiment récupéré. J’ai fini par chercher des façons plus douces de traverser cette soirée-là. Rien de sophistiqué, juste des gestes qui laissent le week-end démarrer au lieu de l’écraser.

Ce qu’on peut faire maintenant

Ce soir, l’objectif n’est pas d’être productif. C’est de faire la transition entre la semaine et le reste, sans forcer.

  1. Marquer la fin de la journée, 5 min. Notez sur un papier les deux ou trois choses qui attendent lundi, puis fermez le carnet. Le cerveau lâche plus facilement ce qu’il sait avoir été consigné quelque part.
  2. Prendre l’air, 15 min. Sortez marcher sans destination, même sous la pluie nantaise. Pas de podcast sur le travail, pas de téléphone en main. Le but est de sentir que la semaine est derrière.
  3. Manger simple, 20 min. Un repas facile à préparer, sans chercher l’originalité. Des pâtes, une omelette, une soupe : tout ce qui évite de se battre avec une recette quand il ne reste plus rien.
  4. Se doucher ou se laver le visage à l’eau tiède, 10 min. Changer de vêtements aide aussi à signifier au corps que la journée de travail est finie.
  5. Éteindre un écran sur deux, 1 min. Si vous regardez une série, laissez le téléphone dans une autre pièce. Un seul écran à la fois, c’est déjà moins de sollicitations.

Et si la seule chose possible ce soir est de s’allonger et d’écouter de la musique, c’est une réponse valable. Ce n’est pas du temps perdu.

Ce qui joue souvent

La fatigue du vendredi ressemble rarement à une fatigue du seul jour même. Elle s’accumule, et quelques éléments y contribuent presque toujours.

  • La fatigue cumulée de la semaine. Chaque petit déficit de sommeil ou de pause s’additionne. Le vendredi, on voit simplement le total.
  • Les décisions à répétition. Répondre, arbitrer, choisir, reporter : tout cela use autant qu’un travail physique, même si le corps n’a pas bougé.
  • Les repas faits à la va-vite. Au fil de la semaine, on mange plus vite, on saute parfois une pause, et cela se ressent en fin de parcours.
  • Le programme du week-end. Trop prévoir est une autre forme de travail. Un samedi rempli dès le matin ajoute une pression à une soirée où l’on aurait surtout besoin de calme.
  • Le passage brutal de l’agitation au silence. Quand tout s’arrête d’un coup, la fatigue qui était masquée par l’activité se fait enfin sentir.

Il n’y a rien d’anormal à cela. On dit souvent qu’il faut « profiter » du week-end, comme si le repos devait être rentable. Je trouve cette consigne plutôt fatigante en soi.

Un vendredi soir tranquille n’est pas un week-end raté. C’est souvent ce qui rend le samedi possible.

Si le canapé gagne quand même

Il arrive que, malgré toutes les bonnes intentions, on finisse allongé sous un plaid avec une série à moitié regardée. Ce n’est pas grave, et ce n’est pas une défaite. Le tout est de savoir comment on y reste : en se jugeant, ou en s’accordant ce moment sans arrière-pensée.

Ce que je fais dans ces cas-là, c’est de choisir quelque chose de précis. Un film que j’aime, un épisode, une émission de radio. Je le lance, je pose le téléphone hors de portée, et je profite vraiment. Passer deux heures à faire défiler des vidéos sans les regarder fatigue davantage qu’une séance choisie, et laisse un petit goût de temps gâché.

Autre piste : se coucher un peu plus tôt que d’habitude, sans en faire un objectif. Une soirée écourtée donne souvent un samedi matin plus doux, et c’est un cadeau que l’on se fait à soi-même. Si des amis ou la famille proposent quelque chose, on peut aussi dire simplement « pas ce soir, plutôt demain ». La plupart des gens comprennent très bien, car ils sont dans le même état.

Pour demain

Demain, c’est samedi, et la petite préparation tient en une phrase : ne rien planifier avant dix heures. Laissez le matin vide, sans réveil si possible, avec un petit déjeuner qui ne demande aucun effort. Vous déciderez ensuite, en fonction de l’énergie du moment, si une sortie ou une activité vous tente.

Si vous avez des courses à faire, vous pouvez aussi préparer une liste ce soir, en cinq minutes, pour ne pas y penser demain. C’est tout. Le but est de réduire le nombre de choses à décider quand on est encore un peu vidé.

Pour finir, une remarque simple : des fins de semaine toujours très pesantes, des journées où l’épuisement s’installe même après du repos, cela vaut la peine d’être évoqué. Dans tous les cas, si ça dure, parlez-en à un professionnel de santé. Il ne s’agit pas d’inquiéter, juste de ne pas rester seul avec une fatigue qui s’éternise.

Pour le même ressenti