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Coup de fatigue

Fatigue de changement de saison : quand le corps traîne un peu

Ressenti
lenteur de saison
Durée
20 min
Moment
n'importe quand
Fatigue de changement de saison : quand le corps traîne un peu

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Un matin de fin septembre ou de début avril, on se lève avec la sensation d’avoir un peu de plomb dans les jambes. Rien de précis ne cloche, il n’y a pas de raison évidente, et pourtant tout demande un effort de plus. La lumière a changé, les températures aussi, et le corps semble mettre quelques jours, parfois quelques semaines, à s’y faire. Beaucoup de gens décrivent la même chose à chaque changement de saison : une lenteur, un manque d’élan, l’impression de traîner.

À Nantes, où le ciel passe d’un gris à l’autre avec une certaine régularité, j’ai appris à reconnaître ces périodes. Je ne prétends pas les expliquer, seulement raconter ce qui m’aide à les traverser sans me mettre la pression.

Ce qu’on peut faire maintenant

L’idée n’est pas de se réinventer pour la saison, mais d’ajuster deux ou trois choses aujourd’hui, dans la mesure du possible.

  1. Ajuster les vêtements, 5 min. Sortir les bonnes couches, ranger ce qui ne convient plus. Avoir froid ou trop chaud sans s’en rendre compte consomme de l’énergie, et on l’ignore souvent.
  2. Aérer et laisser entrer la lumière, 5 min. Ouvrez les fenêtres en grand, tirez les rideaux, et restez un instant devant. Respirer de l’air frais change l’humeur d’une pièce.
  3. Sortir marcher à heure fixe, 20 min. Si possible aux heures où le soleil est présent. Un rythme régulier aide à se repérer quand les journées s’allongent ou raccourcissent.
  4. Alléger ou réchauffer le repas, selon la saison, 20 min. Au printemps, quelque chose de plus frais ; en automne, une soupe ou un plat mijoté. Se faire plaisir à table donne un point d’appui dans une journée molle.
  5. Retirer une chose de la liste, 2 min. Une seule tâche non urgente à reporter. Quand l’énergie est basse, mieux vaut faire moins, mais le faire sans s’en vouloir.

On peut aussi se dire simplement : cette semaine, je fais à moitié ce que je fais d’habitude. Ce n’est pas un échec, c’est une adaptation raisonnable.

Ce qui joue souvent

Le changement de saison ne vient pas seul. Autour de lui, plusieurs choses s’entremêlent, et il est utile de les repérer, sans chercher à tout expliquer.

  • La lumière. Les journées plus courtes ou plus longues modifient les repères : heure du lever, heure du coucher, sensation de fin de journée. Le corps aime la régularité, et la nature n’en offre pas toujours.
  • Le rythme de sommeil. On se couche parfois plus tard au printemps, plus tôt en automne, sans s’en apercevoir. Quelques nuits décalées suffisent à brouiller les pistes.
  • Les variations de température. Un matin frais, un après-midi doux, une soirée humide : s’habiller pour trois climats dans la même journée demande de l’attention.
  • La reprise des activités. Septembre apporte le travail, les enfants, les agendas pleins. Avril apporte les invitations et les envies de sortir. Dans les deux cas, la charge augmente en même temps que l’énergie baisse.
  • Les habitudes qui changent. Moins de marche en hiver, repas différents, activités en intérieur : le quotidien se transforme sans qu’on y prenne garde.

Rien de tout cela ne demande de grandes décisions. Reconnaître que « c’est la saison » permet parfois de se montrer plus indulgent, et c’est déjà un soulagement.

Quand on se sent à plat au changement de saison, on a le droit de ralentir un peu avant de reprendre le rythme.

Se laisser un temps d’adaptation

On sous-estime souvent la durée de ces ajustements. Dans mon expérience, il faut compter une à deux semaines avant de retrouver un rythme à peu près stable après une bascule de saison. Pendant ce temps, il est normal de se sentir moins vif, de dormir un peu différemment, d’avoir envie de choses nouvelles à manger ou de bouger autrement.

Plutôt que de lutter, on peut utiliser cette période comme une parenthèse. Je réduis les engagements non essentiels, je dis non à une invitation sur deux, et je garde des soirées libres. Cela ne veut pas dire s’enfermer : une courte sortie, un café avec une amie, un tour au marché suffisent à garder le contact avec l’extérieur.

Un autre repère utile est de noter, sur un petit carnet, comment on se sent le matin, sur une échelle personnelle de un à cinq. Pas pour se surveiller, mais pour constater que, de jour en jour, la lourdeur s’allège ou non. Voir une légère amélioration, même minuscule, rassure plus que mille conseils. Et si la courbe ne bouge pas, c’est une information à garder pour plus tard.

Pour demain

Pour demain, une seule petite préparation : fixer l’heure du lever et s’y tenir, même le week-end, à une heure près. C’est un repère simple pour le corps, qui l’aide à reprendre pied quand tout autour change. Posez aussi vos vêtements de sortie la veille au soir, avec la couche qu’il faut selon la météo annoncée.

Si la fatigue s’attarde au-delà de quelques semaines, ou qu’elle devient très pesante, ne l’attribuez pas toujours à la saison. Dans tous les cas, si ça dure, parlez-en à un professionnel de santé. Il peut faire le point avec vous, sans dramatiser, et vous éviter de patienter seul.

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